Les travaux préparatoires du 22ᵉ Forum continental africain sur les perspectives climatiques (ACCOF-22) se sont ouverts à Cotonou sous de fortes pluies, rappelant l’urgence des défis climatiques auxquels le continent est confronté.
Du 8 au 11 septembre 2026, des experts en météorologie, climat, eau et santé se sont réunis pour préparer l’Afrique à un possible épisode puissant d’El Niño, dont le pic est attendu vers la fin de 2026 et dont les effets pourraient se prolonger jusqu’au premier semestre 2027.
L’objectif est d’éviter la répétition des pertes humaines et matérielles enregistrées lors des épisodes précédents. Le changement climatique affecte déjà l’agriculture, l’accès à l’eau potable, la santé publique et la gestion des catastrophes. Pour les agriculteurs et les éleveurs, une prévision insuffisante peut signifier la perte d’une récolte ou d’un troupeau.
Lors de la cérémonie d’ouverture, Georges Alé, ministre béninois chargé des Transports, du Cadre de vie et du Développement durable, a appelé à passer d’une logique de réaction à une logique d’anticipation, de préparation et d’action précoce. Il a insisté sur la nécessité de mettre l’information climatique au service de la décision.
Sous l’égide du Centre africain pour les applications de la météorologie au développement (ACMAD), les experts travaillent à harmoniser leurs outils de prévision et à produire des informations fiables adaptées aux réalités locales.
Mais les avancées scientifiques ne seront utiles que si les décideurs les transforment en actions concrètes. Les gouvernements et collectivités doivent utiliser les alertes pour planifier les réserves d’eau, prépositionner les moyens de secours et les ressources médicales et organiser les évacuations avant les catastrophes.
La transmission de l’information constitue un autre maillon essentiel. Une alerte précise ne sert à rien si elle reste confinée aux institutions ou si elle est incompréhensible pour le public. L’Union Africaine de Radiodiffusion a participé aux travaux de Cotonou afin de rappeler le rôle de la radio, de la télévision, de la presse, des médias communautaires et des plateformes numériques dans la résilience climatique.
Les journalistes et communicateurs doivent traduire les informations techniques, diffuser largement les alertes et guider les populations afin qu’elles puissent agir au bon moment.
Les plans d’action et nouveaux formats d’information climatique élaborés à Cotonou devraient être validés lors de la session principale de l’ACCOF-22 en octobre 2026.




