La huitième session de la Plateforme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe s’est tenue du 2 au 6 juin 2025 à Genève. Elle a été coprésidée par l’Ambassadrice Patricia Danzi, Directrice générale de la Direction suisse du développement et de la coopération, et Kamal Kishore, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe.

Il s’agissait de la première Plateforme mondiale depuis l’examen à mi-parcours du Cadre de Sendai 2015-2030. Malgré les progrès réalisés depuis 2015, de nombreux défis demeurent. La session était organisée sous le thème « Chaque jour compte : agir aujourd’hui pour la résilience ».
Le document final, résumé des coprésidents, doit servir de guide et d’appel à l’action pour accélérer la mise en œuvre du Cadre de Sendai pendant les cinq années restant jusqu’en 2030. Il se conclut par huit priorités constituant l’Appel de Genève.
L’Appel de Genève
- De meilleures données pour comprendre les risques : collecter, analyser et utiliser des données ventilées par sexe, âge, handicap et revenu, renforcer les systèmes de suivi des catastrophes et le Sendai Framework Monitor.
- Utiliser la technologie pour accélérer les progrès : favoriser un usage éthique des technologies émergentes, notamment l’IA, et améliorer l’accès des pays en développement et des communautés les plus éloignées.
- Promouvoir une gouvernance intégrée des risques : briser les silos institutionnels, intégrer adaptation climatique, réduction des risques et protection sociale et environnementale, et renforcer la coopération face aux risques transfrontaliers.
- Investir dans la prévention : accroître les financements publics, climatiques et privés consacrés à la réduction des risques, soutenir les pays les plus exposés et renforcer les capacités.
- Intégrer les risques dans tous les investissements : orienter les investissements publics et privés sur la base d’une compréhension approfondie des risques, notamment dans l’éducation.
- Déployer davantage de systèmes d’alerte précoce : près de la moitié du monde ne bénéficie toujours pas de systèmes multirisques ; il faut davantage de soutien international et d’appropriation nationale.
- Ne laisser personne de côté : mettre en œuvre le Plan d’action de Sendai sur le genre, l’appel mondial des enfants et des jeunes et les recommandations sur l’inclusion du handicap.
- Se préparer à « reconstruire en mieux » : anticiper la reprise post-catastrophe et veiller à ce qu’elle soit inclusive et adaptée aux besoins sociaux et culturels.
Les progrès des dix dernières années montrent qu’il est possible d’avancer, mais la hausse du coût des catastrophes et la baisse de l’aide internationale rendent indispensables des actions concrètes et urgentes d’ici 2030.



